Il n’est pas rare de voir des devis exiger des portes coupe-feu de deux heures. À première vue, cela semble logique : plus d’heures signifient forcément une meilleure protection ? Pourtant, la réalité est différente : dans la majorité des cas, une telle exigence n’est pas nécessaire et peut entraîner des malentendus ainsi que des retards inutiles dans les projets.

D’où vient la confusion ?
Les exigences en matière de résistance au feu varient considérablement d’un territoire à l’autre, car chaque pays, province ou ville possède ses propres règlements, parfois plus stricts que d’autres.
Le rôle des portes et cadres coupe-feu
Les ouvertures coupe-feu ne se limitent pas au respect des normes. Leur rôle premier est de protéger des vies et de limiter les dommages matériels en cas d’incendie. Le métal creux demeure le matériau de référence pour les certifications élevées, avec des ensembles testés et certifiés jusqu’à trois heures. Spécifier la bonne durée de résistance permet d’assurer la conformité tout en gardant un projet réaliste et rentable.
À propos du garnissage des cadres
Le garnissage des cadres est une autre source fréquente de confusion. Un mythe persistant veut que tous les cadres coupe-feu doivent être remplis de coulis. En réalité, très peu de cadres en nécessitent pour conserver leur résistance au feu. Lorsque c’est le cas, le coulis doit être préparé et appliqué manuellement, avec la bonne consistance et en maintenant le cadre bien calé. Le coulis pompé, le plâtre ou les additifs antigel sont à éviter absolument.
En résumé
La prochaine fois qu’un devis exige une porte coupe-feu de deux heures, il vaut la peine de vérifier la réelle nécessité de cette exigence. Dans bien des cas, une porte de 90 minutes suffit largement et demeure beaucoup plus facile à trouver. Avec une installation correcte des cadres, elle garantit une ouverture conforme, fiable et bien intégrée à une stratégie globale de sécurité incendie.